Deux visites guidées sur la pelouse calcaire
La Commission Patrimoine de l’Association de La Côte-Familles Rurales, partenaire du Conservatoire d’Espaces Naturels de Lorraine, vous propose deux balades de découverte sur la pelouse calcaire à Lorry-Mardigny.
La participation à ces deux sorties se fera sur inscription par mail :
ou en utilisant le formulaire de contact
jusqu’à la veille de la sortie
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Dimanche 6 septembre 2026, 14h30
Chants et couleurs de fin d’été sur la pelouse calcaire
A la recherche des criquets, mantes et derniers papillons, au milieu des fruits sauvages et dernières fleurs de la saison. Une balade pour observer mais aussi pour écouter les stridulations de ces insectes.
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Compte rendu de la balade
Nous avons commencé avec l’observation de quelques arbres de ce milieu : le Saule marsault, le Noisetier ; le Cytise et l’envahissant et exotique Robinier faux acacia présentent tous les deux des graines renfermées dans des gousses ; le très envahissant Cornouiller sanguin. Au pied de la côte, on trouve le Baguenaudier, ou arbre à vessies.
Vu la sécheresse persistante et plusieurs canicules cet été, très peu de plantes sont en fleurs, les insectes manquent donc de nourriture et sont eux aussi beaucoup moins nombreux qu’à l’accoutumée. Chiffres de cumul de précipitationsen 2026 : de janvier à fin août sur Metz, 276,2 mm (5,2 mm pour le mois d’avril, 4 mm pour juillet), en année normale, 446,2 mm, en 2024, 620,6 mm.
Suivant l’état de l’ouïe des participants, nous avons pu entendre : la musique discrète du Grillon des bois, toujours bien caché dans les feuilles, le Criquet mélodieux que l’on peut entendre dans les jardins, et le Criquet des jachères. Nous avons vu de nombreuses fois l’Oedipode bleu turquoise ; mais le Criquet italien ne s’est pas montré, pourtant il est très présent sur la pelouse. Pas d’observation de sauterelles cet après-midi. Pour voir tous les criquets, sauterelles et grillons que j’ai déjà photographiés à Lorry-Mardigny, suivez ce lien : orthopteroïdes.
Grâce à l’une des participantes, nous avons vu une belle Mante religieuse de couleur beige qui a joué la star sous les appareils photos.
Les abeilles sauvages étaient présentes par les galles qu’elles provoquent en piquant les végétaux : le bédégar (« souffle de rose » en arabe) qui est la galle du Cynips du Rosier ; les galles du chêne et leur cycle de vie très particulier. Elles sont visibles sur les deux chênes présents sur la pelouse : Chêne sessile et Chêne pédonculé.
Du côté des fleurs, très rares, nous avons remarqué : la Carline commune, déjà fanée ; le Lotier corniculé de couleur jaune ; le Panicaut champêtre ou chardon roland ou roulant ; l’Œillet des chartreux et sa belle couleur rose ; la Campanule à feuilles rondes ; la Scabieuse colombaire.
Enfin la lecture du paysage devant la table d’orientation a été l’occasion de parcourir les siècles d’histoire qui ont façonné ces paysages, maintenu une pelouse par la présence de troupeaux de moutons ou façonné le relief de la côte par des constructions militaires. Et nous avons eu le plaisir de pouvoir observer, à l’horizon sud-est, le Donon et une partie des sommets des Vosges.
Histoire des côtes de Lorry-Mardigny Parcours virtuel sur le sentier pédagogique
Animations d’automne sur le site Conservatoire d’Espaces Naturels.
- 06/09/2026
- 06/09/2026
- 06/09/2026
- Mante religieuse
- 06/09/2026
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Dimanche 10 mai 2026, 10h
La pelouse calcaire à la saison des orchidées :
découverte d’un site et de sa biodiversité
Mai, c’est le cœur du printemps, le moment idéal pour découvrir une bonne partie du cortège des orchidées qui fleurissent sur la pelouse calcaire, sans compter de nombreuses autres plantes, en pleine floraison. C’est donc aussi l’occasion d’observer une grande variété d’insectes pollinisateurs. Cette biodiversité s’épanouit sur un coteau issu d’une longue histoire qui vous sera racontée lors de la balade.
Compte rendu des visites des 9 et 10 mai
Les premières orchidées nous attendaient dès le début du sentier avec l’espèce Orchis bouc, l’Orchis pyramidal en tout début de floraison. L’Epipactis à larges feuilles fleurira fin juin, début juillet, ses rosettes voisinent avec les hampes florales de l’an dernier nous montrant la taille qu’atteindra cette orchidée à maturité. L’Ophrys mouche et la Grande Listère ont étonné les visiteurs par leur discrétion, l’Ophrys bourdon par sa beauté. C’est dans la dernière partie du parcours que nous attendaient l’Orchis pourpre, l’Orchis à deux feuilles et l’Orchis militaire, et certains ont vu un Orchis homme-pendu.
Mai est aussi la saison de floraison de la Sauge des prés, l’Hippocrépide en ombelle, la Piloselle, le Sainfoin, une plante fourragère, la Petite Pimprenelle et ses curieuses têtes globuleuses. L’Hellébore fétide montre ses fruits sont toxiques. L’Euphorbe petit-cyprès est en fleurs depuis quelque temps alors qu’un seul pied d’Orobanche de la Germandrée, plante parasite, était en fleurs. C’est aussi le début de la saison de l’Oeillet des chartreux qui nous accompognera jusqu’à l’automne.
Sur le plateau, nous avons commencé à voir le Genêt ailé, le Polygala du calcaire, le Dompte-Venin officinal, l’Anthyllide vulnéraire. Notre dernière plante herbacée fut l’Arum tacheté, sous les arbres juste avant de déboucher sur le parking : les baies en épi sont déjà en formation.
Le début du sentier est l’occasion de repérer plusieurs arbres emblématiques de la pelouse calcaire : le Saule marsault, le Cerisier de Saint-Lucie, le Cytise avec ses belles grappes de fleurs jaunes, le Noisetier, le Cornouiller sanguin très envahissant. Une petite brise faisaient bouger les feuilles du Tremble et à côté un Alisier blanc. Sur le plateau, l’Aubépine était en fleurs, celle voisinant avec l’Épine noire ou Prunellier, plus épineux et servant donc de refuge à plusieurs espèces d’animaux. En fin de parcours, le Baguenaudier commençait sa floraison, les gousses enflées qui apparaîtront ensuite lui ont donné le surnom d’arbre à vessies.
Côté insectes, les premières furent 3 Abeilles charpentières volant autour de nous. Nous avons observé deux galles : le bédégar, la galle du Cynips du Rosier, un petit hyménoptère et une autre galle sur les feuilles d’un jeune chêne. Fabrice a repéré un coléoptère noir aux longues antennes que j’ai identifié après coup : le petit Capricorne. Plusieurs jeunes Prunelliers avaient perdu des feuilles mangées par les chenilles de la Laineuse du Cerisier actives sur leur nid. Nous avons fait un « point papillons » devant le panneau qui leur est consacré : le Damier de la Succise était particulièrement présent aujourd’hui, mas nous avons vu aussi de nombreux Argus ou Azurés, de couleur bleue.
Enfin, le petit groupe de samedi a remarqué le chant de plusieurs oiseaux : l’Alouette lulu, la Fauvette à tête noire et le Pipit des arbres.












